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Vue du lycée par un drone

Vue du lycée par un drone

Historique

Présentation

  • Jean-Marie de la Mennais est né en 1780 à Saint-Malo, dans une famille de négociants et d’armateurs. Tout jeune pendant la Terreur, il prend des risques pour que des prêtres réfractaires puissent se cacher et échapper à la guillotine.


    Ordonné prêtre en 1804, il assume diverses fonctions à Saint-Malo, et Saint-Brieuc. Lors de ses fréquents déplacements à travers la Bretagne, il constate la misère et l’ignorance de très nombreux enfants, suite à la révolution et aux guerres de Napoléon.


    Pour donner une instruction aux enfants des campagnes, et aussi pour leur faire connaître Jésus-Christ et son message, il s’associe avec le curé d’Auray, Gabriel Deshayes. Le 6 juin 1819 ils fondent les "Frères de l’Instruction Chrétienne"


    Au début, les Frères partent seuls dans les paroisses de campagne pour faire la classe dans des conditions souvent très difficiles. Jean-Marie de la Mennais les réunit régulièrement pour les encourager et les former. C’est dans cet objectif qu’il fait construire en 1824 la "maison–mère" à Ploërmel.


    En 1837, il répond positivement à la demande du gouvernement français d’ ouvrir des écoles en Martinique, où l’esclavage n’est pas encore aboli et où les Frères se font les défenseurs des Noirs. Puis ce sera en Guadeloupe, au Sénégal, en Guyane, à Saint-Pierre et Miquelon, à Tahiti.


    En permanence, il rencontre et forme les Frères pour qu’ils soient à la fois compétents et au service des plus pauvres. Il consacre toute son énergie à ouvrir de nouvelles écoles, réagir contre ceux qui ne veulent pas d’écoles chrétiennes, rédiger des ouvrages. Pour cela, il voyage beaucoup, à Paris et à travers la Bretagne.


    Lorsqu’il meurt, le 26 décembre 1860, l’Institut des Frères de l’Instruction Chrétienne compte 950 Frères, dont 150 outre-mer. Ils scolarisent au total 56 000 enfants,dont 6000 outre-mer.


    "C’est une grande pitié de voir jusqu’à quel point aujourd’hui on méprise l’homme ! L’instinct du matérialisme se remarque partout, dans l’éducation comme dans la philosophie, dans les mœurs comme dans les lois. On considère l’homme seulement comme un être physique et non comme un être intelligent, immortel, qui doit, en passant sur la terre, se préparer à entrer dans l’éternelle société de Dieu-même, dont il est l’image."


    Cet extrait de son livre : " De l’enseignement mutuel" (1819), illustre ce qui a motivé Jean-Marie de la Mennais tout au long de son existence.

  • Un nom :  Marcel CALLO (6 décembre 1921 - 19 mars 1945)


    C’est à la rentrée de septembre 1968 que le lycée a pris le nom de "Marcel Callo". Le frères de Ploërmel ont choisi son nom pour trois raisons :


    - C’était un jeune de la région, né à Rennes de parents originaires de Saint-Vincent sur Oust et de Peillac (56).


    - Il a exercé un métier technique : apprenti puis ouvrier typographe.


    - Il a mis en pratique sa foi chrétienne dans la vie courante et il est allé jusqu’au bout de ses convictions. Marcel Callo a été considéré comme un exemple de comportement humain et chrétien et c’est notre mission d’emmener les jeunes vers ce modèle de comportement.


    Marcel Callo était le deuxième d’une fratrie de neuf fils et filles. Son enfance dans une famille catholique ressemble à beaucoup d’autres de l’époque : école jusqu’à 12 ans, jeux dans la rue, prière en famille le soir , …


    En 1933, il obtient son Certificat d’Etudes Primaires en candidat libre ; son instituteur n’avait pas voulu le présenter car il ne travaillait pas assez bien en classe. Il était têtu, il aimait s’amuser et avait un tempérament de meneur. Il fut scout plusieurs années et appréciait la vie de groupe et de plein air.


    En octobre 1934, il entre à l’imprimerie provinciale de l’Ouest. Les apprentis de l’époque subissaient souvent des brimades de la part des ouvriers. Il ne supportait pas les moqueries à propos de la religion, les histoires ou conversations grossières, ni qu’on humilie les plus jeunes. Cela lui causa des problèmes car il se rebiffait facilement, mais il devint vite très compétent dans son métier et gagna ainsi le respect des autres.


    En 1935, il entre à la JOC : Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Les deux objectifs de la JOC étaient l’évangélisation ainsi que la promotion et la défense des ouvriers. Il va alors donner toute sa mesure de meneur et d’organisateur : il anime sa section avec enthousiasme, participe à des rassemblements nationaux.


    En 1939, c’est la guerre et l’Occupation. En 1942, à l’âge de 21 ans, il se fiance avec une jeune fille prénommée Marguerite. Le 8 mars 1943, sa sœur Madeleine meurt sous les bombardements de Rennes. La veille des obsèques, il reçoit sa convocation pour le STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne.


    Malgré son déchirement, il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire. Après 5 jours de voyage, il arrive au camp de Zella-Melhis, au nord de l’ Allemagne.


    Les deux premiers mois lui sont moralement très pénibles, puis il va reprendre en Allemagne son action d’animateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne : contact avec d’autres Jocistes ou séminaristes, constitution de groupes, animation de messe, formation spirituelle, réseaux de soutien, …


    Mais le 19 avril 1944, il est arrêté par la Gestapo avec dix autres chrétiens de son réseau : Jean Lecoq, Paul Beschet, Jean Tinturier, Roger Vallée, René Le Tonquèze, Henri Marranes, Camille Millet, Fernand Morin, Louis Pourtois, André Vallée


    Pendant six mois, ils sont à la prison de Gotha. Au bout de six mois d’interrogatoire et de torture, il reçoit, ainsi que ses amis, la condamnation suivante : « Par son action catholique auprès de ses camarades français pendant son service du travail obligatoire, s’est rendu nuisible au régime nazi et au salut du peuple allemand. »


    Il est alors dirigé vers le camp de Flossenburg où il arrive le 18 octobre 1944. Puis, le 24 octobre, c’est Mauthausen. Cinq mois de travaux forcés et de conditions de vie inhumaines. Quatre fois il est puni de 25 coups de matraque pour «sabotage».


    Le 19 mars 1945, il s’effondre, à bout de forces. Marcel Callo s’éteint à 2 heures du matin, sous les yeux de Albert Tibodo, un commandant du maquis interné avec lui.


    Le 4 octobre 1987, Jean-Paul II le proclame « Bienheureux » lors d’une célébration à Rome à laquelle participaient une soixantaine de jeunes et d’adultes du Lycée. C’était le premier jeune ouvrier à être honoré ainsi dans l’histoire de l’Eglise.

  • Le Lycée Marcel Callo - depuis 1964

    Le Lycée Marcel Callo est l’héritier d’une histoire. En effet, en 1922, il y eut la création d’une branche technique (sections de mécanique et de menuiserie) au cours complémentaire St Joseph (actuellement collège Le Cleu – St Joseph). Et en 1951, ouverture de CAP et de BEI.


    En 1961, le Frère Hubert est nommé directeur du Cours complémentaire Saint-Joseph. En 1962, la décision de transférer le collège technique St Joseph de la Rue St Michel à l’Avenue Etienne Gascon est prise; pour ce faire, un terrain de 2 hectares est acheté à la famille Gringoire. Le 23 Mai 1963, c‘est la bénédiction de la première pierre de la future école technique. En Septembre 1964: c’est la première rentrée scolaire dans les locaux de la nouvelle école technique, rentrée retardée de quelques jours pour permettre la finition des travaux. La mise en service des cuisines et réfectoire des élèves a dû attendre Avril 1965. Et les 3 étages de chambres pour les pensionnaires ont pu être habités par les élèves en Septembre 1966. A cette date, l’Ecole compte 400 élèves: 177 élèves sur l’ensemble du cycle de Brevet de Technicien, et 223 élèves en sections de CAP.

    A la rentrée 1968: le Frère Jean Pelu, professeur d’Anglais dans l’établissement, remplace le Frère Hubert comme directeur. En même temps que l’école technique de l’Avenue Etienne-Gascon prend la dénomination de Lycée Technique Marcel Callo. C’est le nom d’un jociste mort en déportation le 19 Mars 1945, dont la famille est originaire du Pays de Redon. Côté créations, c’est en Septembre 1970 l’ouverture de la première classe préparant au BEP Mécanicien Monteur. Puis en 1972 la construction d’un nouvel atelier d’électricité, ce qui permet à l’atelier mécanique de s’étendre.

    Rentrée 1975: Le Frère Jean Pelu est remplacé à la direction du Lycée par le Frère Joseph Bouget, jusqu’alors chef de travaux. En 1979: les premières filles sont présentes dans les formations techniques industrielles du Lycée. En Septembre 1980, le frère Pierre Gautier succède au Frère Pierre Berthelot comme responsable de la discipline dans le Lycée et de l’internat. Côté travaux : En 1978: Construction de l’atelier automobile. En 1983: Aménagement de l’atelier soudure. Et entre 1982 et 1986: ouverture de quatre formations complémentaires en un an après le BEP. 1984-1985: Construction du bâtiment en bordure de l’avenue Etienne Gascon comportant foyers, self, cuisines, et dans les étages supérieurs, 78 nouvelles chambres individuelles. Ce qui permet en 1985 l’ouverture du chantier des nouveaux locaux administratifs sur l’emplacement des anciennes cuisines et de l’ancien réfectoire des élèves, et la construction de la cage d’escalier permettant l’accès des visiteurs sans passer par l’entrée des élèves. Côté communauté des frères, la Congrégation achète la maison de Monsieur Gringoire, ancien propriétaire de l’espace sur lequel est implanté le Lycée Marcel Callo.

    Rentrée 1986: Le Frère Yves Caillère remplace le Frère Joseph Bouget à la direction du Lycée. Deux nouveaux BEP sont ouverts en remplacement du BEP Mécanicien-Monteur: le BEP Maintenance des Systèmes Mécaniques de Production (MSMP) et BEP Opérateur Régleur sur systèmes d’Usinage (ORSU). Parallèlement, première ouverture d’un Bac professionnel; trois autres s’ouvriront progressivement pour coiffer chacun des 4 BEP existants. En lycée technologique, autorisation d’ouverture du BTS Maintenance. En Septembre 1988 ouvre une formation post BTS en “Gestion de la maintenance”. Côté humain, la communauté des Frères déménage dans l’ancienne propriété de Monsieur Gringoire, et laisse disponible à l’usage du Lycée le bâtiment au sud est, bâtiment qu’elle occupait depuis l’origine du Lycée.

    Septembre 1989: Le Frère Joseph Bouget revient à la direction du Lycée en remplacement du Frère Yves Caillère. Septembre 1990: Ouverture du Baccalauréat E (Mathématiques et Techniques). Puis construction d’un étage au dessus du bâtiment où se trouve le gymnase. 1992: Prolongation vers le nord de l’atelier automobile: les locaux de cet atelier étant devenus insuffisants pour répondre aux besoins entraînés par l’ouverture du Bac Pro Maintenance Automobile.Construction d’un bâtiment de quatre niveaux à l’extrémité Sud Est du Lycée, dans le prolongement de l’ancien bâtiment utilisé par la Communauté. 1993: Ouverture d’une classe de Mathématiques spéciales pour titulaires de BTS industriels (Maths-Spé ATS). Ouverture de chantier de la salle de sports sur un terrain acheté aux Pères Eudistes (partie supérieure du terrain de foot derrière l’hôpital). 1994: ouverture du chantier de transformation de l’ancien gymnase du Lycée.

    Septembre 1996: Le Frère André Richard prend la direction du Lycée Marcel Callo, en remplacement du Frère Bouget qui part diriger un collège à Djourbel, au Sénégal. Septembre 1997: Ouverture du BTS Electrotechnique dans les espaces des anciennes salles de dessin, ouverture qui a nécessité de gros travaux d’aménagement préalables. A l’été 2000 débute la mise en œuvre du plan général de rénovation de l’ensemble des ateliers, l’atelier mécanique étant le premier rénové jusqu’en 2001. En 2001, une révolution pour les internes: finis les alcôves qui accueillaient une partie des internes du Lycée dans les bâtiments du collège Le Cleu – St Joseph. Le Lycée Marcel Callo a acheté le Foyer des Bruyères, et réalisé de gros travaux de transformation et de mise aux normes. Désormais, tous les internes de Marcel Callo disposent d’une chambre individuelle. Et les années suivantes, les travaux « perpétuels » continuent avec la mise aux normes de sécurité de l’internat du Lycée, puis de l’ensemble du Lycée.

    Septembre 2004: Le frère André Richard prend la direction du Lycée La Touche de Ploërmel, et est remplacè par Vincent Maisonneuve à la direction du notre Lycée. C’est une page qui se tourne puisque pour la première fois le Lycée Marcel Callo est dirigé par un laïc. Mais qu’on se le dise, à Marcel-Callo, qu’on soit directeur frère ou laïc, il faut avoir une âme de bâtisseur, ce dont ne manque pas Vincent Maisonneuve. Après avoir terminé les chantiers de mise aux normes de sécurité qui avaient un peu ralenti les rénovations des différents espaces, les liftings sont relancés : et c’est au tour des ateliers électrotechnique et automobile en 2005 et 2006. Recommencent aussi les travaux de construction nécessités par de nouvelles ouvertures de formations. En 2006, l’ouverture de la Formations post-bac Préparation Moteurs nécessite l’achat d’un bâtiment modulaire implanté près de l’atelier automobile, ainsi que la réfection totale des bans d’essais moteurs. Puis en 2007, l’ouverture du CAP Mécanicien Cellules d’Aéronefs, en partenariat avec Airbus Saint-Nazaire, va entraîner la construction d’un nouveau bâtiment, à l’entrée rue du Docteur Lagrée.

    Septembre 2006: Travaux pour le nouvel Accueil du Lycée Avenue Etienne Gascon. Ouverture de la FCIL MCPM (Mécanique de Compétition spécialité: Préparation de Moteurs) avec des ateliers neufs, modernes et spécialisés.

    Septembre 2007: Ouverture du bâtiment dédié à la formation du domaine de l'Aéronautique.

    Septembre 2008: Ouverture d'un nouvel atelier automobile en complément de l'existant. Réalisation d'un nouvel espace extérieur dans le secteur des foyers des élèves.

    Septembre 2010: Ouverture d'une plateforme technique pour les BTS Maintenance Industrielle et Electrotechnique.
    Septembre 2011: Rénovation et agrandissement des laboratoires de sciences physiques et chimiques.
    Septembre 2012 : Installation d'outils informatiques dans les salles
    Septembre 2013: Agrandissement du bâtiment aéronautique et aménagement de la cours.
    Septembre 2014 : Rénovation du laboratoire SSI   
    Septembre 2015 : Rénovation des salles STI2D et de l'internat des filles
    Septembre 2016 : Rénovation de l'atelier auto


    Comme vous le constatez, au Lycée Marcel Callo, on n’arrête jamais d’avancer, et de bâtir pour avancer. Jamais, il ne perd de vue qu’il faut coller à la demande et s’adapter aux besoins des entreprises pour préparer les jeunes à faire face au marché, à l’avenir.